1er sommet de la vape à Paris le bilan

Publié le : 11/05/2016 10:17:14
Catégories : Infos

1er sommet de la vape

Globalement le message transmis lors de ce sommet est qe la cigarette électronique devrait être conseiller aux fumeurs qui souhaitent arrêter le tabac. Les médecins sont tous d'accord sur ce point, la cigarette électronique est vraiment un moindre mal. 

Pr Gérard Dubois, représentant de l'académie de médecine a rappelé la singularité de l'émergence du vapotage dans la société: "C'est une prise en main de la dépendance par les dépendants eux-mêmes", comparant le phénomène à celui du Baclofène chez les alcooliques. Il a notamment signalé l'impact positif de l'arrivée de la cigarette électronique en France: "les 10 années qui suivent la loi Evin (1991) sont positives dans la lutte anti-tabac. Mais après, jusqu'en 2012, la situation tendait à stagner." L'arrivée de la cigarette électronique sur le marché français coincide avec une forte baisse des ventes de tabac.

La science a souvent été utilisé comme une arme par les anti et les pro vape, ce qui a permi à des études de mauvaises qualités de faire mauvaises presses à la cigarette électronique. Ce sommet aura au moins éclaircis la situation: oui les données sont peu nombreuses comme pour tous les produits récents lorsqu'ils arrivent sur un marché mais les premières études montrent tout de même que la cigarette électronique est beaucoup moins nocive que la cigarette. 

Jean François Etter, dr es sciences politique a parlé de réduction des risques pragmatiques. Pour lui l’ennemi c’est la combustion car c’est de la combustion que vient les risques pour la santé des consommateurs or la cigarette électronique apporte quand même la garantie qu’il n’y aura pas de combustion de nicotine. Sachant cela les autorités autorisent quand même la vente de système de consommation de nicotine à combustion mais cherchent à étouffer dans l’œuf le marché de la cigarette électronique. Aux USA, la pré-approbation de chaque référence étouffe le marché. Cela ne va pas dans le bon sens.

Il faut pour lui mettre en place une politique de réduction des risques pragmatique c’est-à-dire que considérant la cigarette électronique comporte 5% de risque, on peut imaginer réduire ce risque à 1% mais ce sera au détriment des consommateurs qui se détourneront de ce produit et retourneront vers le tabac.

Il faut aussi comprendre qu’une réglementation trop stricte condamnera les petites entreprises du secteur et laissera aux industries du tabac comme big tobaco champs libre pour s’emparer de la manne financière que représente la ecig car il est le seul acteur avec les épaules pour supporter une tel réglementation.

« Je comprends la prudence de la ministre de la Santé qui défend une réglementation stricte [interdiction de vente aux mineurs, interdiction de vapoter dans les lieux publics], mais l’e-cigarette sauve des vies alors je la conseille à ceux qui veulent arrêter le tabac sans perdre tout plaisir », déclare, pour sa part le pneumologue Bertrand Dautzenberg l'un des organisateurs du sommet.

En Angleterre, les autorités ont déjà pris en compte ces nouvelles données, la communauté médicale anglaise représentée par Ann Mcneil durant le sommet a commencé depuis longtemps a étudié les effets de la cigarette électronique. Il faut séparer nicotine et tabac. Ce n’est pas les nouvelles manières de délivrer la nicotine qui compte mais le temps d’utilisation et le fait que la cigarette pourrait devenir obsolète.

La nicotine crée un état de dépendance. La dose et la vitesse à laquelle elle va être délivré dans une cigarette vont maximiser l’apport de nicotine tandis qu’avec un patch ou avec les 1ères générations de cigarettes électroniques s’est plus long.

En Angleterre, entre 2012-2014 les premières études ont été lancé en raison de la popularité croissante de la cigarette électronique. Mais les gens ont commencé à croire que la cigarette électronique était plus dangereuse que la cigarette ce qui est faux. Il faut donc davantage expliquer les risques de la cigarette et de la cigarette électronique (Le propylène glycol et la glycérine sont à 95% moins nocive que le tabac).

En ce qui concerne les jeunes, au Royaume Uni les études ont montré que beaucoup de jeunes expérimentaient la cigarette électronique mais que très peu l’utilisaient régulièrement. 2% des non-fumeurs ont essayé la cigarette électronique chez les ados.

La cigarette électronique est la forme la plus populaire de substitut chez les adultes au Royaume Uni et le nombre de fumeur diminue régulièrement depuis son apparition. Les jeunes sont aussi très réceptifs à ce substitut ce qui est une bonne chose pour Anne Mcneil.

Cependant il faut bien comprendre que les cigarettes électroniques ne sont pas des baguettes magiques qui permettent d’arrêter de fumer du jour au lendemain. Il y a une période d’expérimentation et le plus important est d’encourager les fumeurs à arrêter le plus rapidement possible de fumer et de vapoter.

Ne reste plus qu'à faire admettre aux legislateurs, que la cigarette électronique peut être utile à la société, qu'elle pourrait permettre de réduire la consommation de tabac en France. Benoît Vallet qui était venu écouter au nom du ministère de la Santé les attentes d'une communauté hétéroclite, reconnaît que "le dossier a avancé avec beaucoup de nouveaux éléments" à prendre en compte. La démarche d'inscrire la e-cigarette dans le sevrage et une logique de réduction des risques semble ainsi faire son chemin. Il s'est ainsi engagé publiquement à travailler plus étroitement avec les acteurs du vapotage en France en constituant notamment un groupe de travail au sein de la nouvelle agence de santé publique france. Il a toutefois rappelé que cette démarche devait être entourées de précautions.

Pour en savoir plus:

1er sommet de la vape au CNAM de Paris

Le rapport du Collège Royal de Médecine anglais

La directive tabac européenne au Royaume-Uni

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